Édouard Monet ; "Je suis dans un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terribles et une mer
invraisemblable de couleurs." (Monet)

les rochers à Belle-île d'Édouard Monet

Les rochers à Belle-île de Monet
En 1886, Monet débarque à Belle-île et s'installe à Kervilahouen où il y rencontre Poly un ancien pêcheur du village qui l'aide chaque jour à porter son matériel et l'accompagne sur les chemins escarpés dans les rochers de Domois, Port Goulphar, Port Coton. Monet se retrouve confronté aux caprices du temps: vent, tempête, pluie et grêle mais il ne se décourage pas et peint des toiles durant trois mois. L'artiste dira " Pour peindre la mer, il faut la voir tous les jours, à toute heure et au même endroit pour en connaître la vie à cet endroit-là". Monet quitte Belle-île avec 39 toiles.

Tempête sur les côtes de Belle-île de Monet 1886
Musée d'Orsay, Paris

tempête sur les côtes de Monet

Huile sur toile. Les rochers qui se font face sont les seuls repères dans ce tableau. Dans cette vue plongeante, l'eau, le ciel se confondent. L'homme est exclu de cette composition, le spectateur prend le relais. Évacuation du clair-obscur, du côté superficiel. On est vraiment là dans le registre du sublime.

Théodore Gudin

Tempête sur les côtes de Belle-île de Gudin (1851)


tempête sur les côtes de Belle-île de Gudin

Musée de Quimper. Gudin est le peintre des marines, des princes et des rois, il reprend les principes du repoussoir noir et de la terrasse. Aucune action, aucun personnage dans cette marine. Le véritable sujet est ici l'affrontement entre trois éléments : l'eau, l'air et la terre. Des mouettes volent, un oiseau est perché sur un rocher : symbole de la solitude. Les empâtements soulignent l'écime et les roches. Le coloris est sombre, aucune tâche de couleur comme une photo vieillie.

le sublime dans la peinture,les peintres romantiques, les romantiques, exaltation des sentiments